lundi 24 juin 2013

Cosmétiques et Bio, beaucoup de flou. Tentative de clarification.

Pour une industrie majeure, qui est l'une des plus sujettes à la contrefaçon, il semble étrange de constater l’absence de réglementation spécifique aux cosmétiques bio dans le monde.
En effet, Europe, USA, Brésil par exemple n'ont pas de législation spécifique aux cosmétiques, seulement des législation liées aux produits agricoles bio comme le NOP (National Organic Program) aux Etats Unis. Il existe bien sur une Charte de la « Cosmétique Ecologique et Biologique au niveau du parlement européen relative aux produits cosmétiques qui gère notamment les substances interdites mais rien de plus pour l'instant.
Bien sur, les cosmétiques biologiques doivent respecter les principes fondamentaux et généraux du droit à la consommation et ceux du droit des marques. L'absence de normes réglementaires a poussé les joueurs "vertueux" du marché à mettre en place des bonnes pratiques et à rassembler des cahiers des charges pour élaborer des certifications.
Le consommateur final peut être encore un peu perdu car: 
  • Il existe plusieurs certificateurs à l'échelle mondiale (Ecocert en France, BDIH en Allemagne par exemple).
  • certains labels existent comme cosmébio mais qui n'implique pas nécessairement la certification mais l'adhésion à une charte. 
  • Il n’existe pas de règles communes au niveau mondial sur le pourcentages d’ingrédients « naturels » 

Les appellations bio/naturel/éco ont quelques grandes lignes en commun: 
l’absence de colorants, l’absence de parfum ou de conservateurs de synthèse, l’absence de test sur les animaux et l’utilisation d’emballages recyclables et non polluants. 
Certaines compagnies militent également pour une approche combinée qui n'inclue pas nécessairement la certification. Il est clair qu'un véritable produit cosmétique bio ou naturel devrait aussi inclure le souci de préservation de la ressource, le respect du l'environnement (humain entre autre) dans lequel la ressource est prise, son impact d'usage ainsi que l'impact de son emballage. Citons par exemple la société Natura Brasil qui inscrit sa démarche sur des piliers environnementaux et sociétaux.  Une approche globale qui se rapproche des tendances de l'éco conception et en droite ligne avec les enjeux RSE. 
Attention toutefois aux confusions, naturel ne veut pas dire sans danger, il n'y a pas que les molécules de synthèse pour provoquer allergies ou intolérances, il faut donc être vigilant et attentif comme toujours: bon étiquetage, dosages clairs, marque ou nom reconnu peuvent déjà être de bons indicateurs.

Consommateurs, armez vous donc de bon sens, récoltez un maximum d'informations. Encourageons les efforts de transparence des sociétés du secteur et espérons un plus grand effort d'harmonisation dans le futur... 

lundi 17 juin 2013

Réseaux Électriques Intelligents et Domotique

Avec l'apparition du compteur communicant, interface entre les réseaux publics d’électricité et le réseau privé du bâtiment c'est un univers entier d'applications et de nouveautés qui s'ouvre pour une gestion énergétique intelligente des habitations.

Selon le CEA, en France, le secteur de l’habitat est responsable de plus de 20% des émissions de gaz à effet de serre (GES). 
La domotique permet d'intégrer dans la distribution électrique un circuit capable de commander aux équipements de la maison. Elle a pour but de donner plus de confort, de sécurité et d'économies d'énergie en rendant le bâtiment réactif aux conditions extérieures (climat) et intérieures (usage), 
Programmation, commande, gestion des systèmes d'éclairage et de chauffage, mise à disposition de services multimédia dans les pièces principales sont quelques unes des possibilités. Les installations mélangent des technologie de courant fort, courant faible et radio. 
Quelques exemples d'application: automatismes, commande à distance via Internet ou le téléphone, contrôleur d'ambiance, économies d'énergie grâce aux scénarios d'extinction générale, circuit de commande en très basse tension de sécurité et protection contre les champs électriques et électromagnétiques, surveillance de la maison et alarmes intrusion.

 Du confort ET de l'efficience.

Tous les acteurs du système électrique tirent avantage de cette intelligence. Pour les utilisateurs,on aspire à leur simplifier la vie, à améliorer leur confort et à faciliter la gestion de leur consommation électrique. Les gestionnaires de réseaux de distribution ont un intérêt dans la gestion plus facile des charges sur le réseau. Pour les producteurs d’électricité, le bâtiment intelligent permet de réduire les consommations au moment de la pointe, de les déplacer à d’autres moments de la journée et donc d’adapter leurs offres tarifaires.

Des atouts non négligeables pour respecter les objectifs de réduction des émissions de CO2 et en général obtenir une meilleure performance énergétique.

Un des premiers exemples de maison intelligente en France est un programme de logements collectifs à Aubervilliers (93).

jeudi 13 juin 2013

L’avenir des entreprises se joue dans les déchets?

Selon un article passionnant du REDD (voir l'article complet http://nbs.net/fr/lavenir-des-entreprises-se-joue-dans-les-dechets/ ) il est possible de jouer sur 2 angles quand on parle des déchets alimentaires (qui constituent 14% du volume des déchets aux USA par exemple).

L'un bien sur classique quant à leur réduction, l'autre un peu moins, sur leur valorisation.
Utilisation énergétique (carburants, chaudière) ou s mode de fonctionnement intégré de la filière alimentaire.
Des développements essentiels!



mercredi 5 juin 2013

CSR, Responsabilité sociétale quelles perspectives?

L'obligation sociétale des entreprises est souvent perçue comme un exercice de relations publiques voire au mieux comme une obligation de reporting.

La tendance s'affirme pourtant: le sujet va de pair avec l'avenir des grands groupes (avec les répercussions qu'on imagine pour toute leur sphère d'influence, fournisseurs en particulier) car elle est un facteur de minimisation de risques (conflits sociaux, législations, reprise en main des gouvernements locaux,etc.)

Quelques orientations clés à retenir:

1- Une entreprise qui s'engage socialement dans le cadre d'une exploitation de ressources protège son capital. Elle court moins de risques de sabotage, crée un tissu social favorable. 
2- L'intégration du CSR doit s'étendre au cœur de toutes les unités d'une entreprise pour un meilleur déploiement des projets car chacun d'entre eux a forcément un impact sociétal ou environnemental
3- Le partage des bénéfices ou la redistribution des améliorations est un facteur clé. Une entreprise qui exploite une ressource doit en même temps considérer à quoi elle contribue (en plus de générer sa propre richesse): un transfert technique, une distribution locale accrue (notamment pour des ressources énergétiques)